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Libre-service. Recueil de Nouvelles.1997.
Un soir que je me rendais au libre-service
Du 206 bis rue Lafayette
J’aperçu comme par hasard marchant sur le pavé,
Une ravissante brunette a la peau toute dorée.
Sur de haut talons juchée
Les reins légèrement courbés et le dos nu
Elle remuait du tout avec, noué autour de son coup
Un morceau de tissu.
Légère exquise , son panier à la main
Elle marchait avec dédain.
Et surprise de mon regard, elle s’est détournée regardant le trottoir d’en
face,
Ou d’affreux jojos dévoraient son dos,
En voyant dans les bulles de leur bière, avec elle
Une unique partie de jambe en l'air.
Et moi , pauvre couillon , je la regarde, je rêve
La prend pour cendrillon.
Puis, dans le flot de la foule, je la voie qui disparaît
Comme un halo de fumée.
Alors, dégoutté, énervé puis exacerbé
Je m’en retourne chez moi ,
Faisant craquer sous mon poids
Les marches de l’escalier.
Ecrit par WUS, le Mercredi 18 Février 2004, 14:31 dans la rubrique "e".
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